Après une longue attente on pensait que la pêche des carnassiers était enfin lancée. Et bien non ! Le jour même de l’ouverture on apprenait que tous les plans d’eaux étaient fermés à la pêche jusqu’à nouvel ordre … ordre qui est arrivé dans le Rhône 10 jours après. Seul restaient ouverts les cours d’eaux, depuis le bord car toute navigation est encore interdite.

La traque des carnassiers dans le Rhône

Avec les belles pluies des jours derniers le débit du Rhône est important, dépassant les 900 M3 alors que son cours moyen se situe en dessous 400 M3. Son niveau est d’environ 2 mètres au-dessus de son niveau habituel. Résultat, la pêche aux leurres est très difficile, voire impossible sur la partie Irigny et Grigny.

Avec le retour du beau temps le débit a rapidement chuté, rendant la pêche possible. Pour autant les poissons font les difficiles car sur 3 sorties, je n’ai eu aucune touche  … sauf sur un gros silure venu se mettre en calme dans un contre courant! Casse presque immédiate …

Le lac de la Madone

Dès l’autorisation je me suis rendu sur place, avec la ferme intention d’ouvrir mon compteur. Toujours autant de poissons blancs, ce qui veut dire que les carnassiers se gavent allègrement, et qu’il faudra compter que sur attaque réflexe.

Pour cette raison, mon choix se porta sur un plomb palette que je faisais rebondir sur le fond avec de vives accélérations. La configuration du fond très sableux rend cette technique possible, avec de faible risque d’accrochage.

Après quelques touches que j’attribuais à des poissons de petites tailles, ou des branchages, une grosse tape se fit sentir dans la canne. Bingo ! Un beau sandre venait de prendre le twist accroché à mon plomb palette. Je le ramenais rapidement au bord, pour voir qu’il était accroché en bordure. A quelques millimètres près je le ratais. Un beau poisson de 55 cm qui repartit très rapidement et vivement dans son milieu naturel.

 

Avec la même technique, j’en pris un autre, pratiquement de la même taille. Les poissons étaient ce jour-là en activité, aussi je décidais de refaire un tour en changeant de leurre. Cette fois, je fis toute les bordures avec une petite cuillère et un petit cranck qui m’ont souvent réussi.

Pas de belles surprises, mais encore une belle brochette de rotengles.

La Combe Gibert

Changement de décors, changement de leurres. Le plomb palette est difficilement utilisable (j’en ai perdu un nombre incroyable) car le fond est rocailleux, avec des souches et des troncs d’arbres. Des tanières idéales pour les carnassiers, mais pas pour les leurres. Aussi j’employais un Jigg Horse Ball, qui offre une belle nage ondulante et par sa forme ne s’accroche pas trop dans les rochers tout en rasant et heurtant le fond.

Avec une animation très lente, et donnant de petits coups réguliers pour faire gonfler sa jupe dans l’eau, un beau sandre se laissa tenter. Sans le sortir de l’eau, je le décrochais afin de ne pas l’abîmer ni trop le traumatiser.

Un deuxième tout avec un petit cranck fut l’occasion de prendre de toutes petites perches en bordure. Les belles ne sont pas encore en chasse, on va attendre les beaux jours.

Bilan de cette deuxième ouverture.

Deux sandres, cela faisait longtemps que je n’avais pas pris ces poissons.

Les brochets sont pour l’instant complètement invisibles. Comme l’enseigne l’art de la pêche, soyons patient, chaque lancer nous rapproche un peu plus de notre prochaine capture.

Le plomb palette est un excellent leurre, qui en plus ne coûte pas cher du tout !

Vivement demain que je retourne au bord de l’eau.